Trop de jours de maladie 
Les Norvégiens sont trop malades... c'est-à-dire qu'ils sont trop souvent absents du travail pour cause de maladie. Le taux d'absentéisme est de 7.7%; une situation qui coûte cher aux employeurs et à l'État.
Le premier ministre Jens Stoltenberg a fait de la réduction de l'absentéisme l'une de ses priorités. Les représentants des employeurs, des syndicats et du gouvernement ont commencé des pourparlers il y a peu de temps pour tenter de trouver une solution. Ce ne sera pas chose facile cependant puisque chacune des parties impliquées dans les négociations dispose d'un droit de véto.
Un sondage réalisé pour le compte du diffuseur public NRK a révélé récemment que 52% des Norvégiens jugent qu'il est "trop facile" d'obtenir de son médecin une justification permettant d'écouler des jours de maladie.
Les solutions possibles
Toute une série de solutions sont à l'étude:
- L'adoption de normes plus claires en ce qui concerne la durée des périodes de maladie. Une solution de ce genre a été adoptée en Suède, où l'on assigne une durée en jours aux congés accordés pour certains types de maladies. Les syndicats norvégiens se montrent sceptiques face à cette solution.
- Faire payer une plus grande partie des coûts à l'employeur. En ce moment, ils sont responsables de 16 jours seulement. Les jours excédentaires sont défrayés par l'État. L'objectif de cette solution serait d'inciter les employeurs à favoriser la bonne santé de leurs employés.
- Effectuer un meilleur suivi des personnes malades afin de permettre un retour au travail plus rapide. Cette responsabilité incomberait aux employeurs et aux médecins.
- Réduire les listes d'attente dans le système de santé norvégien. Les patients norvégiens doivent parfois attendre longtemps - parfois des mois - pour leurs traitements. Dans le cas de problèmes incapacitants (patient en besoin d'une opération au dos ou au coeur, par exemple), les listes d'attente se traduisent par un très long absentéisme.
Les échecs du passé
Peu importe la solution qui est choisie, rien de garantit qu'elle donnera des résultats. Un autre plan d'action adopté en 2001 a été suivi non pas d'une réduction, mais d'une augmentation du taux d'absentéisme.
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