Plus menacés par l'espionnage que pendant la guerre froide
La Norvège est actuellement l'objet d'un espionnage plus intensif que jamais par le passé, même durant la Guerre Froide, d'après les services de contre-esionnage (Politiest sikkerhetstjeneste PST).
Ceux-ci ne veulent pas préciser quels sont les pays en cause, mais affirment simplement que de nouveaux pays se livrent à une curiosité illégale en Norvège.
- "Les distances entre les pays sont devenues plus réduites", explique Janne Kristiansen, chef du PST. "Toujours plus de nouveaux pays viennent s'ajouter à la liste."
D'après le PST, ces opérations de renseignements sont dirigées surtout vers les politiques au pouvoir, l'Armée et des entreprises privées. Ceux que les espions recherchent, c'est l'accès à la haute technologie, aux informations confidentielles de l'OTAN et à la connaissance des décisions importantes pour le pays.
C'est particulièrement l'espionnage par Internet qui s'est développé ces dernières années. L'Autorité Nationale de Sûreté (Nasjonal sikkerhetsmyndighet, NSM) a observé une augmentation très forte des attaques informatiques dirigées contre les entreprises et les institutions comme l'Armée. NSM suit de près ces menaces contre la Norvège afin d'empêcher les aggressions graves contre des systèmes informatiques sensibles de se produire. Ils ont eu remarquablement beaucoup plus de travail depuis quelques années.
- "La plus grande menace à laquelle nous ayons à faire face est l'espionnage. Des "chevaux de Troie" sont employés pour s'introduire dans els systèmes informatiques afin d'en voler des informations" explique Christophe Birkeland, directeur de NSM.
L'année dernière, ce sont 4795 formes d'aggressions informatiques qui ont été découvertes par son service: attaques, effractions, introduction de virus. C'est 55% de plus que l'année précédente. On découvre chaque mois environ 3 000 adresses IP infectées. Les attaques visent autant des personnes privées que de grandes entreprises.
Cette flambée d'activité de renseignement a été aussi observée par l'Armée.
- "L'Armée est chaque jour l'objet d'attaques informatiques plus ou moins sérieuses", déclare le commandant Ivar Kjærem, du service de sécurité militaire. "Nous avons tous les indices qu'il s'agit de puissances étrangères à l'origine de ces tentatives."
L'année dernière toute une série de grandes institutions ont été frappées par la cyber-criminalité. Ces attaques ont été d'autant plus prises au sérieux que même la police n'a pas parvenu à se protéger contre les pirates: au mois de février 2009, par le truchement d'une seule machine s'étant connectée à un site infecté, les ordinateurs de plusieurs districts de police ont été bloqués en peu de temps. La police criminelle a dû verrouiller son réseau informatique pendant 24 heures.
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