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La Norvège apporte son soutien à la Nouvelle-Zélande

La Première ministre Erna Solberg, des politiciens et les survivants des attaques terroristes perpétrées en Norvège en 2011 ont rapidement exprimé leur sympathie et leur soutien envers le peuple néo-zélandais vendredi. Dans le même temps, les autorités pénitentiaires norvégiennes ont réfuté l'affirmation de l'homme qui a assassiné des dizaines de fidèles de deux mosquées à Christchurch selon lequel il aurait été en contact avec le terroriste et meurtrier norvégien Anders Behring Breivik.

"Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher les détenus placés en haute sécurité d’être en contact avec le monde extérieur", a déclaré Ole Kristoffer Borhaug à Norwegian Broadcasting (NRK). Ole Kristoffer Borhaug est le responsable de la prison de Telemark à Skien, où Breivik purge une peine pouvant aller jusqu'à la perpétuité.

Ole Kristoffer Borhaug a souligné que les responsables de la prison contrôlaient toutes les communications à l'intérieur et à l'extérieur de la prison, tandis que les détenus avaient également des contacts téléphoniques limités. Ils n'ont pas accès à Internet et le courrier adressé aux détenus est lu et vérifié avant la transmission.

Øystein Storrvik, l'avocat de la défense de Breivik, a également mis en doute le fait que le terroriste néo-zélandais prétendait avoir eu des contacts avec Breivik. "Compte tenu de l'impression que j'ai, du contact que j'ai avec lui et de ce que je sais de la sécurité autour de lui, je considère tout contact comme extrêmement improbable", a t-il déclaré.

Selon Øystein Storrvik, Breivik n’est autorisé à entrer en contact qu’avec des professionnels qui lui rendent visite dans le cadre de leur travail. Il a été incarcéré dans des cellules de trois pièces spécialement construites à la fois dans la prison de Skien et dans la prison d'Ila, juste à l'extérieur d'Oslo, sous le régime de sécurité le plus élevé de Norvège.

Des similitudes

Les attaques perpétrées contre deux mosquées dans la ville de Christchurch, sur l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande, auraient été menées par un citoyen australien décrit comme un extrémiste de droite violent. Une vidéo postée sur les réseaux sociaux montrerait l'homme tirer sur des victimes tout en filmant.
Comme Breivik, il a également envoyé un manifeste, à la Première ministre 9 mn avant les attentats, dans lequel il exprime son soutien au génocide ethnique et culturel. Il mentionne Breivik et affirme qu'il a été une source d'inspiration pour lui. Il indique également avoir été en contact avec lui. Breivik a reconnu et a été reconnu coupable d'avoir bombardé le siège du gouvernement norvégien, puis abattu de jeunes membres du parti travailliste norvégien dans leur camp d'été sur l'île d'Utøya, le 22 juillet 2011. Au total, 77 personnes ont été tuées dans les attentats d'Utøya et du siège du gouvernement.

Les attaques en Nouvelle-Zélande ont fait 50 morts et autant de blessés vendredi après-midi, selon les médias néo-zélandais. Trois personnes ont été arrêtées en plus de Brenton Tarrant âgé de 28 ans qui est accusé des meurtres.

Les réactions ne se sont pas faites attendre

Les Norvégiens se sont réveillés vendredi avec l'actualité des massacres en Nouvelle-Zélande et la réaction a été rapide. La Première ministre Erna Solberg a déclaré à la radio nationale que ces attaques rappelaient qu'il était nécessaire de lutter contre l'extrémisme sous toutes ses formes. Elle a rapidement reconnu que les attaques en Nouvelle-Zélande pourraient être associées à la situation dans notre pays, sans mentionner le nom de Breivik. Elle a souligné à quel point les attentats en Norvège, comme ceux en Nouvelle-Zélande, étaient les pires de époque et montrent combien les efforts internationaux contre l'extrémisme sont si importants.

Le prédécesseur d'Erna Solberg, Jens Stoltenberg, Secrétaire Générale de l'OTAN actuellement, n'a pas tardé à envoyer ses condoléances et son soutien à la première ministre de la Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern. Il pouvait facilement comprendre sa situation car elle va devoir aider son pays à traverser une crise. Le gouvernement du parti travailliste de Jens Stoltenberg à l'époque était la cible des attaques en Norvège, car Breivik pensait que le parti travailliste avait permis à trop d'immigrés d'entrer dans le pays.

Jonas Gahr Støre, qui était ministre des Affaires étrangères de Jens Stoltenberg et qui dirige maintenant le parti travailliste en Norvège, a offert de partager avec Jacinda Ardern l'expérience de son parti dans la gestion des attaques et la manière dont la Norvège cherchait à s'en relever. Plusieurs survivants du massacre d'Utøya ont également offert un soutien similaire à la radio nationale vendredi et ont conseillé aux résidents de Nouvelle-Zélande, choqués, de réagir avec solidarité au lieu de la haine ou de désir de vengeance.

Source de l'information : NRK
Article rédigé par : Laëtitia
Copyright photo : non connue

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