Lutte contre la déforestationLa Norvège va recevoir de l’aide pour gérer les milliards de couronnes promis.
La Banque Mondiale a exprimé son intention de venir en aide à la Norvège afin de gérer au mieux les milliards de couronnes promis pour lutter contre la disparition de la forêt vierge. C’est ce qui est ressorti de la réunion au sommet ayant eu lieu le mardi 29 janvier dernier à Washington, en présence de Erik Solheims.
Par Jan Inge Krossli; Article publié le 30/01/08.
Lors du sommet de Bali sur le réchauffement climatique en décembre dernier, la promesse de la Norvège de faire don annuellement de trois milliards de couronnes afin de protéger la forêt vierge n’est pas passée inaperçue. La déforestation représente aujourd’hui 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le pari consiste donc à trouver des moyens d’éviter que ces forêts soient détruites en utilisant cet argent de manière efficace.
Les efforts déployés par le Ministre de l’Environnement et du Développement International norvégien, Erik Solheims, en matière de diplomatie environnementale lors de sa rencontre le mardi 29 janvier dernier avec Kristalina Gerogieva, directeur stratégique de la Banque Mondiale, ont permis d’entrevoir une solution :
- Nous avons fait un grand pas dans nos discussions portant sur la manière dont la Norvège va pouvoir collaborer avec la Banque Mondiale dans sa lutte contre la déforestation. Nous allons maintenant devoir poursuivre les tractations avec les responsables des programmes de développement et de protection de l’environnement des Nations Unis.
Erik Solheims considère qu’au plan international, ces organisations sont les mieux placées pour gérer les actions de lutte contre la déforestation. La Banque Mondiale intervient déjà dans plusieurs pays dans ce but et pourra de plus, en tant qu’organisme bancaire, gérer au mieux les milliards de couronnes donnés par la Norvège.
Erik Solheims a été assuré que la Banque Mondiale allait intervenir afin que ces milliards de couronnes servent réellement à limiter le réchauffement climatique.
Erik Solheims insiste par ailleurs sur le fait que les pays victime de la déforestation sont des partenaires de toute première importance :
- Nous avons besoin que les autorités locales participent activement à cette lutte contre l’exploitation du bois des forêts vierge. En effet, la vente de ces matériaux va continuer à rapporter de l’argent, même si ce commerce devrait devenir de moins en moins lucratif.
Le gouvernement norvégien devrait au cours des trois ou quatre semaines à venir mettre en place un groupe d’experts en diplomatie climatique. Ce groupe aura pour mission de collaborer avec la Banque Mondiale, l’ONU et les représentants des pays concernés par la déforestation.
Dagsavisen : Vous pensez que vous allez pouvoir trouver des mécanismes de lutte qui vont permettre à la Norvège d’utiliser 3 milliards de couronnes par an ?
Erik Solheims : Je suis confiant dans notre capacité et à trouver des actions concrètes et efficaces.
D : Quand allez-vous pouvoir lancer des actions concrètes ?
E S : Il va falloir nous montrer patients, notamment au Congo ou dans d’autres pays africains. Au contraire, au Brésil, nous allons rapidement pouvoir injecter des fonds et ainsi prendre part à des actions déjà en cours. Il est toutefois difficile de donner des dates exactes.
Les deux minutes de l’interview sont écoulées depuis longtemps et un conseiller intervient. Erik Solheims doit à présent rejoindre Nick Burns, le Secrétaire d'Etat adjoint américain chargé des Affaires politiques, le prochain rendez-vous sur son agenda. Au programme : la question du développement.
***Légende photo : Erik Solheim en visite dans la forêt vierge de Sumatra, en marge du sommet de Bali. Photo: Kjell-Erik Kallset***
Info/ traduction @ Kristalina
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