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Thomas Dybdahl - Norvège interviews

Norvege-fr.com

Thomas Dybdahl

EXCLUSIF : Concert et rencontre avec Thomas DYBDAHL – AVRIL 2007


Concert du Lundi 23 Avril 2007 à la Maroquinerie (75020)

En pleine tournée européenne, faisant suite à la sortie de son dernier album solo « Science », le jeune chanteur norvégien Thomas Dybdahl a fait une halte dans la capitale et s’est produit, accompagné de sa choriste Silje Salomonsen et de ses quatre musiciens, à la Maroquinerie le 23 avril dernier.

Très en forme, visiblement heureux de se retrouver devant son public parisien, Thomas nous a livré un concert d’une rare efficacité. Débutant très fort avec U, et n’hésitant pas à prendre quelques gorgées de bière sur scène entre deux morceaux, Thomas s’est montré tour à tour énergique, s’éclatant purement et simplement avec sa guitare ou sa basse, complice, échangeant tant avec ses musiciens qu’avec le public, sensible, interprétant ses balades avec douceur et émotion. Il a su faire preuve d’humour aussi lorsqu’il n’a pu s’empêcher de glisser qu’il s’agissait assurément d’une Norvégienne lorsqu’une femme s’est exprimée de manière un peu trop bruyante lors d’une courte pause. Le public ne s’y est pas trompé et a accueilli chacune des chansons du scandinave avec beaucoup de chaleur et d’enthousiasme.

Aucun doute, Thomas est un musicien et un chanteur hors pair, doublé d’un véritable show man. Vivement qu’il repasse par ici !

A noter que c’est le groupe Cocoon qui s’est produit en première partie, interprétant des morceaux de son dernier album « I hate birds ».


Rencontre : Entretien du mardi 24 avril 2007

A l’occasion de son passage à Paris, Thomas Dybdahl a eu la gentillesse de m’accorder un entretien pour norvege-fr.com. La rencontre a eu lieu le mardi 24 avril, dans la cour intérieure d’un immeuble de la rue du Faubourg Saint Antoine à Paris. Lieu certes plutôt insolite pour réaliser une interview mais aussi très agréable. Assis sur un petit muret et environnés de plantes vertes, après s’être prêté de bonne grâce à une petite séance de photographies (avec Sébastien Dolidon derrière l’objectif), Thomas a accepté de répondre à mes questions.

Kristalina : Avant tout, je tenais vraiment à te féliciter pour le concert de hier soir. J’ai vraiment passé une excellente soirée !

Thomas : Merci, merci ! Je suis content que ça t’ait plu et que tu aies passé une aussi bonne soirée que moi !

K : On a coutume de dire que les Norvégiens viennent au monde avec une paire de skis aux pieds. Toi, on dirait vraiment que tu es né avec une guitare entre les mains ! Quand as-tu commencé à jouer de cet instrument ?

T : Je devais avoir 10-11 ans. C’était en 1991 je crois... Mon voisin avait une véritable guitare électrique et avec mon meilleur ami, on allait chez lui et on s’entraînait à jouer des morceaux tirés du Black album du groupe Metallica, tout comme sans doute des milliers d’autres préadolescents à cette époque ! Par la suite, mes parents m’ont offert une guitare sèche. Ils ne voulaient pas que j’aie ma propre guitare électrique, sans doute en raison du bruit.

K : Tu joues de beaucoup d’autres instruments aussi ?

T : Oui, c’est vrai. Je joue de la basse, de la mandoline, du vibraphone, de l’harmonica…Mais je ne peux pas dire que je maîtrise tous ses instruments à la perfection. Il y a une différence dans le son qu’on peut sortir d’un instrument quand on est un véritable professionnel et quand on joue de cet instrument pour le plaisir !

K : Ce que tu dis est sans doute vrai mais c’est tout de même très impressionnant !

T : [sourire]

K : Tu as débuté ta carrière musicale en tant que membre du groupe Quadrafonics de Bergen et tu fais actuellement parti du groupe The National Bank.

T : Effectivement, je suis membre du groupe The National Bank depuis 2004. Sur l’album précédent, je me contentais de chanter les textes des frères Horntveth. Pour notre prochain album, qui devrait d’ailleurs sortir à l’automne, ma place au sein du groupe a évolué et c’est moi qui ai écrit quasiment toutes les chansons, en collaboration avec d’autres membres du groupe pour certaines.

K : Comment ça se passe justement ? Comment faites-vous pour créer un album à plusieurs ?

T : On commence par s’isoler, chacun de notre côté. On écrit, on compose, selon nos idées, nos envies, notre humeur. Puis, on se retrouve tous ensemble et on confronte le résultat de notre travail. Commence ensuite le travail de groupe proprement dit : on compile, on teste, on modifie, on arrange… Ce n’est pas toujours très simple parce qu’on n’a pas forcément les mêmes aspirations. Ca peut vite devenir assez frustrant en fait. Ce n’est pas évident non plus de prendre des initiatives. Chacun veut apporter sa touche personnelle. Il faut savoir faire des concessions.

K : Du coup, ce nouvel album sera différent du précédent ?

T : Il ne sera pas identique au précédent, mais ça ne sera pas une révolution non plus ! Il ne faut pas oublier notre producteur, qui imprime également sa propre marque de fabrique sur notre travail et qui est en quelque sorte le garant de notre style.

K : Et tu préfères travailler en solo ou pour un groupe ?

T : Les deux sont intéressants. Disons que quand on travaille pour soi, il y a moins de frustration, on est beaucoup plus libre. On a un meilleur contrôle sur les différentes étapes de création, depuis la traduction en mots ou en notes d’idées qu’on a en tête jusqu’au résultat final.

K : Dans tes interviews, lorsqu’on te demande ce que sont ou ont été tes sources d’inspiration, tu cites souvent des artistes américains. Qu’en est-il des artistes norvégiens ou européens ? Y en a-t-il qui t’aient particulièrement inspiré ?

T : Pour commencer, une très grande source d’inspiration pour moi a été et est toujours la musique classique. Des compositeurs comme Mozart ou bien Mahler ont eu beaucoup d’influence sur moi, c’est évident ! Sinon, j’aime beaucoup l’œuvre de Morton Feldman. Et puis, j’ai énormément d’admiration pour Serge Gainsbourg. C’est sans doute mon côté un peu pervers qui fait que son style inconventionnel m’attire [rire]. Plus sérieusement, Serge Gainsbourg était un excellent musicien et arrangeur de son.

K : Tu as expliqué dans l’une de tes interviews que quand tu composes tes chansons, tu aimes imaginer qu’elles vont devenir des BO de film. Ca t’est déjà arrivé de composer pour le cinéma ?

T : En fait, j’ai eu l’occasion de composer quelques chansons pour un film grand public danois, mais aucune bande originale encore. C’est d’ailleurs l’un de mes rêves. Le style du film en question n’a pas vraiment d’importance, ce qu’il faut c’est que l’histoire du film me parle…. Pour l’instant, je n’ai aucun projet concret dans ce domaine, mais qui sait…

K : Sinon, un duo, ça te tenterait ? Il y aurait un artiste avec qui tu aimerais tout particulièrement enregistrer un duo ?

T : Des duos, j’en ai enregistré plein avec ma choriste Silje ! [sourire] Si, il y a un artiste avec qui je rêverais de travailler, c’est Gillian Welch. Et puis, récemment, j’ai écrit et chanté des chansons qui seront sur le prochain album du groupe Morcheeba.

K : Tu as un style musical très soul, jazzy, un peu folk même parfois (surtout dans ton 3ème album), assez différent de ce qu'on a l'habitude de rencontrer aujourd’hui chez des chanteurs scandinaves. Te sens-tu différent des artistes scandinaves actuels ?

T : Je ne sens pas si différent de la plupart des artistes norvégiens et scandinaves de ma génération. En fait, je pense que c’est le regard que portent le public et les médias sur un artiste qui fait de lui un artiste plutôt « alternatif » ou plutôt « commercial ». En réalité, tout artiste qui rencontre le succès devient inévitablement « commercial » dans le sens où il vend de plus en plus d’albums et où son public s’élargit. Au bout d’un moment, son public n’est plus le public restreint et confidentiel de ses débuts, il évolue et devient le grand public. Ceci ne signifie pas pour autant que la qualité de sa musique a changé. C’est simplement que d’avantage de monde s’intéresse à ce qu’il fait et apprécie son travail. Si vous dites par exemple aujourd’hui à un Norvégien que j’appartiens à la scène dite alternative, comme c’était le cas il y a encore quelques années, il va vous rire au nez ! Ma musique est devenue une musique « commerciale ».

K : C’est vrai que tu es devenu une célébrité en Norvège. Tu as reçu en décembre dernier le Spellemanspris (l’équivalent en Norvège des Victoires de la Musique) en tant que meilleur artiste masculin de l’année pour ton album « Science ». Bientôt dans la presse people ?!

T : [rire] Non, je ne me considère pas du tout comme un people ! Je fais juste ce que je peux pour me préserver et préserver mes proches d’une certaine presse à scandale.

K : Mais du coup, quand tu arrives en France, à Paris par exemple, tu retrouves peut-être un peu l’atmosphère de tes débuts en Norvège. Nostalgique ?

T : [il réfléchit] Non, pas vraiment… Back on track ?... Je ne le vis pas comme ça. Par contre, c’est vrai qu’ici, les gens viennent peut-être à mes concerts plus pour ma musique que pour moi. Hier soir par exemple, j’ai vraiment senti que le public aimait ma musique et c’était génial ! Le public français est un très bon public. Il réagit bien. C’est ça qui est vraiment sympa. Il n’y avait pas de barrière entre les gens et moi et mes musiciens. On était tous là pour la même chose : passer un bon moment, prendre du plaisir, écouter où jouer la musique qu’on aime ! D’ailleurs, je reconnais des visages de personnes déjà venues me voir sur scène lors de mes précédents passages à Paris !

K : Et tu aurais quelques choses à dire à ton public français ?

T : Pas vraiment… Keep coming ! [sourire]

K : Une dernière question. Cet entretien sera publié sur le site Internet www.norvege-fr.com, qui est un portail d’informations en français sur la Norvège. On y trouve beaucoup d’informations, notamment des conseils à destination de personnes souhaitant visiter la Norvège. Je me demandais donc si tu pouvais me citer un endroit en Norvège, une perle encore peu touristique, que des touristes Français auraient tort de manquer ?

T : Oui, il y a un endroit vraiment magnifique à ne pas manquer, c’est le terrain du club de golf de Ranaberg (dans le Sunnhordland). Je trouve ça fantastique de faire un parcours au Rana golfklubb, particulièrement au mois de juillet. Il faut y être au moment du coucher du soleil, aux alentours de 21h. Il y a une vue magnifique sur les îles de l’archipel.

K : Merci beaucoup d’avoir accepté de me rencontrer. Bonne continuation pour ta tournée et peut-être à bientôt en France !


Propos recueillis, traduits du norvégien et retranscrits par Kristalina.
Photos : Copyright Sébastien Dolidon
Merci à Déborah de Recallgroup et à Kenneth de Stageway d'avoir contribué à rendre cette rencontre possible.


Site internet officiel de Thomas Dybdahl

Interview réalisée par : Kristalina de Norvege-fr.com
Copyright photo : non connue

Cette interview a été faite exclusivement pour Norvege-fr.com. Vous êtes autorisé à la diffuser uniquement partiellement et sous réserve d'ajouter le lien vers cette publication.

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