La Norvège est une monarchie constitutionnelle. C'est-à-dire que les pouvoirs du roi sont limités par la constitution.
Au quotidien, le parlement (pouvoir législatif) adopte les lois, les tribunaux (pouvoir judiciaire) les font respecter, et le gouvernement (pouvoir exécutif; c-à-d les ministres) se charge du reste. Le roi n'a donc pas grand chose à y voir.
Mais strictement parlant, il (le roi

) est le chef de l'État (et pas le premier ministre, qui n'est que le chef du gouvernement). Le roi doit donner sont sceau d'approbation aux lois, mais en réalité, la constitution l'empêche (sauf dans des cas extrêmes) de refuser les décisions des trois pouvoirs ou d'exercer un pouvoir réel. Un exemple de l'un de ces cas extrêmes est la 2e guerre mondiale, lors de laquelle le parlement a investi le roi de tous les pouvoirs. Le roi a fui vers la Grande-Bretagne, où il personnifiait un gouvernement en exil. Sur le plan symbolique, cela a énormément réduit la puissance du gouvernement marionnette mis en place par les Nazis.
Je me permets ici un hors-sujet pour parler du Canada, qui est également une monarchie constitutionnelle. Le chef d'État du Canada est donc la reine Elizabeth II! (bien que représentée au Canada par la Gouverneure-générale Adrienne Clarkson) Le premier ministre (qui détient réellement le pouvoir) arrive donc en troisième place dans la hiérarchie. Assez étrange mais bon, nous avons un passé colonial et le système parlementaire britannique a fait ses preuves.
Dans le système républicain, le président (élu) est le chef de l'État. Le fait qu'il soit élu lui donne une grande légitimité. Mais cela n'est pas toujours une bonne chose s'il est un imbécile. L'avantage de la monarchie constitutionnelle est que le chef de l'État, qui n'est pas élu, ne fait pas de politique et peut ainsi représenter toute la population, allégeances politiques confondues. Et s'il est un imbécile, au moins on peut se consoler en se disant qu'il n'a aucun pouvoir réel
