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Evasion au coeur de la Norvège
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MessagePosté: Dim Déc 06, 2020 5:10 pm 
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Merci pour ce joli compte-rendu. Le film est disponible jusqu'au 20 décembre pour les retardataires : https://www.arte.tv/fr/videos/060151-000-A/pyromaniac/

;)

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MessagePosté: Lun Déc 07, 2020 10:10 pm 
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Inscription: Lun Jan 31, 2011 2:32 pm
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Cela fait tellement longtemps que je ne m'étais pas connecté à ce forum (et même les fois où je passais sans me connecter été devenue rare), mais je me suis senti obligé de seconder cette recommandation. Pyromanen est excellent!


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MessagePosté: Mar Déc 08, 2020 12:07 pm 
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J’ai eu la curiosité de lire, dans la presse norvégienne de l’époque, les critiques émises lors de la sortie de Pyromanen. J’ai constaté que je n’étais pas le seul à faire le rapprochement avec Det brenner i natt.
Ça m’a donné envie de revoir le chef d’œuvre d’Arne Skouen (sur YouTube en VO non sous-titrée) qui fut présenté au Festival de Cannes 1955.
Un correcteur de journal, Tim, lutte contre ses démons et ses tendances pyromaniaques.
Mais à la différence du personnage de Pyromanen qui s’enferre dans le mutisme et reste jusqu’au bout impénétrable, indéchiffrable, Tim, qui parle souvent tout seul, est manifestement en quête de dialogue avec les autres, de contact social et d’aide.
Deux beaux passages : Tim, resté seul le soir dans les locaux du journal après le départ de tous les employés, allume toutes les lumières, comme le ferait un enfant qui a peur du noir, seul dans un appartement à la tombée de la nuit. Il agit de même lorsque l’assistante sociale dont il est amoureux vient le visiter dans son misérable logis : il allume alors toutes les lumières pour exprimer sa joie.
On a beaucoup évoqué à propos de ce film, Hitchcock. Pour ma part, je vois plutôt, avec les décors et le jeu magnifique des ombres et du noir et blanc, un lien avec l’expressionnisme d’un Fritz Lang de M le maudit.


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MessagePosté: Jeu Déc 17, 2020 4:55 pm 
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Arne Skouen a toujours eu dans ses films une tendresse particulière pour les laissés pour compte, les êtres fragiles et cabossés, les exclus, les fous, et tous ceux qui sont à la marge de la vie. Il a réalisé notamment au moins trois films sur les autistes et les psychotiques. Et même dans un film apparemment de pur divertissement familial comme Bussen, il esquisse le portrait de trois sympathiques vagabonds ou semi-clochards.
Cependant, dans son dernier film, loin d’être le meilleur, An-Magritt (1969, en VO avec sous-titres anglais sur YouTube), il nous présente une jeune femme au caractère bien trempé dont on pourrait dire qu’elle est une maîtresse-femme déterminée qui sait faire face avec une grande force à toutes les cruautés de la vie. Dans un village au XVIIe siècle, une jeune femme donc, (Liv Ullmann avec son horripilante voix de petite fille qui fait penser à Kristina Söderbaum ou à une ministre française), prend la tête de la révolte des mineurs et fondeurs en lutte pour l’amélioration de leurs conditions de travail.
Une étrangeté, vers la fin du film le personnage joué par Claes Gill (Tim dans Det brenner i natt) dit :
«Help meg å stå opp. Au ! En gang til, men doucement !» Ai-je bien entendu, doucement, en français ? Je ne me trompe pas ?


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MessagePosté: Ven Déc 18, 2020 11:59 am 
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oiseaulys a écrit:
Eli Sjursdotter (1938), l'un des grands classiques du cinéma norvégien.
Durant la guerre entre le Danemark et la Suède, en 1719, alors que les soldats suèdois en déroute sont pourchassés par les paysans norvégiens, les amours entre une jeune paysanne norvégienne et un soldat suédois... Le rôle principal est tenu par la star norvégienne de l'époque, très talentueuse, au jeu déjà moderne, la très belle Sonja Wigert. La célèbre scène où elle se baigne entièrement nue dans la rivière n'est pas sans rappeler Hedy Lamarr dans Extase, le talent en plus.
Après la guerre, elle continua à tourner quelques films mais devant l'hostilité de ses concitoyens qui l'accusaient d'avoir été très proche de Terboven, peut-être même sa maîtresse, durant l'Occupation, et dédaigneuse de se justifier, elle s'installa en Espagne et ne revint jamais en Norvège. Ce n'est que dans les années 2000, plus de vingt-cinq ans après sa mort qu'on découvrit dans des archives de la police secrète suédoise que c'était sur demande de la Résistance, afin d'obtenir des renseignements, qu'elle avait approché l'occupant allemand...
https://m.youtube.com/watch?v=ixnH_gnADzM


J’ai appris qu’un film norvégien racontant l’histoire de Sonja Wigert a été réalisé en 2019, "Spionen" de Jens Jønsson avec Ingrid Bolsø Berdal dans le rôle de la star du cinéma norvégien d’avant-guerre. Mais malheureusement, ce film est sorti en France en novembre 2020, en pleine période de confinement !


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MessagePosté: Dim Déc 27, 2020 5:48 pm 
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En juin 2020 est paru aux Presses Universitaires de Caen, dans une traduction de Françoise Heide, "Alberte et la liberté" (Alberte og friheten, 1931) de Cora Sandel.
Il s’agit d’un roman largement autobiographique : la vie d’une jeune norvégienne en quête d’émancipation dans la bohème artistique parisienne au début du XXe siècle.
Cora Sandel se réfugie à Paris à l’âge de 25 ans pour fuir une étouffante Norvège luthérienne qu’elle ne supporte plus, et espère devenir peintre. Elle renoncera finalement à la peinture ; féministe, admiratrice de Colette, elle mènera une vie très libre et deviendra sur le tard un écrivain réputé. Elle sera très critique envers son pays d’origine et ses compatriotes dont elle fustigera l’esprit étroit et petit bourgeois et la mentalité provinciale dans son plus célèbre roman Kranes konditori (1946). Malgré une reconnaissance tardive mais éclatante, le succès et les honneurs, elle ne revint jamais vivre en Norvège et, après avoir passé une grande partie de sa vie en France, qui semble avoir été sa patrie de cœur, elle s’installa en Suède où elle mourut en 1974.

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