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Evasion au coeur de la Norvège
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MessagePosté: Dim Jan 10, 2016 11:24 am 
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Reisen til havet (1966)
Arne Skouen (1913-2003), est l'un des plus grands cinéastes norvégiens. Il a réalisé des grands succès populaires comme Bussen, mais aussi des œuvres d'une très grande beauté poétique, (Det brenner i natt), et d'un abord plus difficile comme Reisen til havet.
Synne Skouen, la fille du réalisateur, y apparaît dans toute sa beauté sauvage et naturelle d'adolescente farouche et dérangée de seize ans.
Elle joue Pinne, adolescente en fuite, partie pour aller voir la mer avec sa tortue, d'un établissement spécialisé pour enfants psychotiques.
Sur la route, elle rencontre Hilmer, un chauffeur-routier et s'invente un monde à la marge du monde, une maison, un foyer, un chez soi à ciel ouvert, dans un sous-bois.
Ce film est le dernier volet d'une trilogie que Skouen a consacré à l'enfance psychotique ou autiste...
Synne qui a joué dans plusieurs films de son papa ne devint pas par la suite actrice, mais une compositrice renommée.
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MessagePosté: Jeu Jan 14, 2016 2:28 am 
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Personnellement j'adore le cinéma norvégien et j'ai regardé pas mal de films. Je te conseille:
- DeUsynlige
- Mannen som elsket Yngve / Jeg reiser alene / Kompani Orheim
- Kongen av Bastøy
- Flukt
- Død snø 1&2
- Tous les "Varg Veum"
- Den siste revejakta

Et c'est tout ce qui me vient à l'esprit là (3h30 du mat) alors si tu en veux plus demande et je t'en proposerai volontiers beaucoup plus. Puis sinon regarde les filmographies de:
Kristoffer Joner
Pål Sverre Valheim Hagen
Trond Espein
Ingrid Bolsø Berdal

Voilà voilà. Bonne nuit !

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Très important !!!! Juste un clic sur ce lien et le "like" bleu sur la page et vous me rapprochez de mon rêve: http://www.100guitarsfromhel.fi/video/charlieofferlin-520516348/ Deux simple clics, merci du fond du cœur.


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MessagePosté: Jeu Jan 14, 2016 8:35 pm 
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Merci beaucoup Automn, je ne connais aucune des références que tu cites mais je vais m'empresser de voir ça. Grand merci.
En fait, ma motivation première était surtout d'entendre parler en norvégien. C'est ainsi que j'ai découvert la beauté du cinéma norvégien ancien. Je dois avouer que je ne connais pas, à quelques exceptions près, le cinéma norvégien actuel (mais s'il est dans dans la lignée de l'industrie cinématographique mondialisée, je crains le pire !)
C'est vrai qu'en matière ce cinéma, j'ai des goûts un peu particuliers et que le cinéma d'aujourd'hui, en général, ne me parle pas trop. Mes références sont plutôt Alain Tanner et Bruno Dumont...


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MessagePosté: Jeu Jan 14, 2016 11:35 pm 
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Alors je sais pas pour toi, mais moi j'ai vraiment un coup de coeur pour le Stavangersk et je trouve l'accent de Kristoffer Joner comme un des plus beaux que j'ai entendu.

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MessagePosté: Ven Jan 15, 2016 5:49 pm 
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Je n'avais jamais eu jusqu'ici la possibilité de voir Sult, le film de Henning Carlsen (1966) tiré du roman de Knut Hamsun. Mais maintenant, depuis peu, il est sur YouTube.
C'est toujours difficile de voir transposé sur l'écran un livre que vous avez aimé, lu dans l'adolescence et qui vous a marqué à jamais : vous vous êtes fait forcément une idée toute personnelle des images des lieux, des personnages, des décors, et surtout pour un tel livre aussi emblématique que celui-ci.
Le film est très fidèle au roman, mais peut-être encore plus sombre, plus noir, je trouve, car il n'y a aucune échappatoire, il n'y a pas cet humour décalé qu'on trouve parfois dans le roman et qui tempère son désespoir.
L'acteur, Per Oscarsson, qui joue le rôle du narrateur (petit clin d'œil, on le voit marquer au crayon sur le mur de sa mansarde les initiales K P, pour Knut Perdersen, le vrai nom de Knut Hamsun...) est remarquable, complètement inspiré, halluciné même, dans l'expression de sa misère, de son orgueil farouche, ses crises de désespoir, sa folie... Car bien évidemment, la faim n'est pas le vrai sujet de La Faim. Ce sommet de la littérature mondiale parle de l'inadaptation sociale, de la folie, de celle qu'on retrouve chez des personnages de Dostoievski (L'Homme du souterrain), Gogol (l'homme du Manteau), ou Melville (Bartleby l'écrivain)... C'est dans cette filiation que se comprend ce roman qui est véritablement fondateur du roman du XXe siècle et de toute la littérature moderne.
Un bémol toutefois pour moi : j'ai eu les plus grandes difficultés à saisir les dialogues, je n'en ai compris que quelques bribes par ci par là. Je me suis posé la question : les acteurs parlent-ils un dialecte, le suédois, le danois ? Ou suis-je encore très loin de comprendre le norvégien "standard" ? Ce qui est très possible !


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MessagePosté: Lun Jan 18, 2016 5:57 pm 
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Skjær i sjøen de Knut Andersen (scénario de Tancred Ibsen), 1965

Ce film aurait pu s'appeler Un Dernier Été.
Un écrivain d'âge mûr, assez fameux pour vivre confortablement de ses livres, élève seul depuis qu'il est veuf, sa fille de dix-huit ans, Eva.
Un été, Eva invite ses deux amies, la blonde Marit et la brune Lone à venir passer les vacances dans leur splendide demeure.
La jolie Lone (l'actrice Solfrid Heier qui joue le rôle est vraiment très très jolie !) trouble par son charme et sa maturité l'écrivain, au point qu'il en devient, secrètement, amoureux... De son côté, Lone, fine pour sentir le désir qu'elle inspire chez un homme mûr, et en être certainement flattée, est séduite par la notoriété de l'écrivain.
Celui-ci veut croire un instant qu'une histoire est possible, et on le voit symboliquement, la nuit, sur la plage, ranimer les braises d'un feu de camp. Cette nuit là, Lone s'offrira à lui, mais l'écrivain se ressaisit et finalement la repousse. Et les choses en resteront là...
A la fin de l'été, les filles parties, l'écrivain se remet au travail et par la fenêtre ouverte, une première feuille morte vient voler jusqu'à son bureau.
L'écrivain accepte alors la venue de l'automne qui s'annonce désormais dans sa vie mais, et peut-être grâce à lui, il gardera toujours en lui la lumière, la chaleur de ce dernier été.
A noter le tout petit rôle d'Erik Lassen, absolument parfait et vraiment génial en abruti complet, et celui de Synnøve Gleditsh, en vieille belle alcoolique qui cherche un mari (et qui n'est pas sans rappeler Mrs Robinson !)
Et les furtives scènes de nu intégral qui, je crois, avaient posé problème à l'époque.


Dernière édition par oiseaulys le Lun Jan 18, 2016 6:16 pm, édité 2 fois.

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MessagePosté: Lun Jan 18, 2016 6:09 pm 
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J'ai oublié de dire : sur le plan cinématographique, artistique, le film n'a absolument aucune valeur, mais quand on aborde la soixantaine, il est possible qu'on puisse le voir avec une certaine tendresse (?)


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MessagePosté: Jeu Jan 28, 2016 11:28 am 
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Les films locaux sont toujours assez difficiles d'accès mais il y'a quelques perles notamment les films avec Kristoffer Joner ou Aksel Hennie.
Kristoffer est pour moi le meilleur acteur de sa génération (en Norvège hein) et choisit très bien ses films.

Dans les perles du cinéma local que je m'empresse toujours de montrer à mes amis curieux, on peut citer Død Snø (1 et 2), Trolljegeren, Hodejegerne, Upperdog et Fritt vilt.

Je n'ai toujours pas vu Max Manus ou Kusten å tenke negativt mais ils sont théoriquement bons.

On peut aussi citer O'Horten et un film un peu barré dont je ne me souviens plus de l'histoire: villmark.

Bref, y'a du bon mais il faut etre pret a se taper de grandes longueurs et des dialectes pas toujours évidents à caler.

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MessagePosté: Sam Jan 30, 2016 2:20 pm 
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Un grand merci à toi BBR pour toutes ces références qui vont me permettre (et peut-être à d'autres) d'enrichir ma culture cinématographique norvégienne !


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MessagePosté: Lun Fév 01, 2016 7:26 pm 
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Død snø fut effectivement une excellente surprise : cette parodie, très second degré, à la fois des films de chalets et des films de zombies est une réussite. Les films de ce genre ont toujours un peu de mal à rivaliser avec les productions de la Hammer ou les films italo-espagnols ou même mexicains, et là, c'était évidemment la solution de traiter ça avec un humour grand-guignolesque. L'idée des zombies-nazis avait déjà été exploitée dans les années 70 avec "Le commando des morts-vivants".
Je n'ai pas encore vu le numéro 2.


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MessagePosté: Mar Fév 02, 2016 5:56 am 
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Kurt Josef Wagle og legenden om fjordheksa (2010) :
Filmé sous la forme d'un faux documentaire, un commando part à la recherche d'un garçon enlevé par la sorcière du fjord.
Cela se veut complètement déjanté mais on a peut être déjà trop l'habitude (en France) de ce genre de film à l'esthétique et au scénario de pochade de potaches : on dirait un film réalisé par des lycéens dans le bois de Meudon...
Mais peut-être, aussi, certainement, qu'il était truffé de références que je n'ai pas saisies...


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MessagePosté: Mar Fév 02, 2016 6:17 am 
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Trollsyn de Ola Solum (1994)
Vers 1350, une petite fille est la seule rescapée d'une communauté décimée par la peste.
Des aspects très intéressants sur la vie de l'époque, l'omniprésence de la mort, l'enfance confrontée ouvertement à la sexualité des adultes (on dort tous dans le même lit)...
Mais aussi sur l'angoisse, l'imaginaire et les mondes secrets développés par les enfants...
Cependant, l'image, son grain, les cadrages, la lumière, les mouvements de caméra sont souvent très laids...


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MessagePosté: Mar Fév 02, 2016 7:51 am 
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oiseaulys a écrit:
on dirait un film réalisé par des lycéens dans le bois de Meudon...

:lol:

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MessagePosté: Mar Fév 02, 2016 5:35 pm 
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Is slottet de Per Blom (1987) :

La mise en images, que dis-je, en véritables tableaux à l'esthétique très balthusienne, du célèbre roman de Tarjei Vesaas, le plus grand auteur norvégien de langue néo-norvégienne (nynorsk).
Les dialogues, très rares, en dialecte nynorsk, sont assez bien compréhensibles : les acteurs parlent trés lentement. Idéal pour apprendre... Film très beau, magnifique, à la mesure du livre...
A noter, l'actrice qui joue le rôle de la mère de Siss est Sigrid Huun qui avait débuté à seize ans dans le rôle difficile de la jeune lycéenne prostituée de Himmel og helvete en 1969 et qui a tourné très peu de films pour pouvoir se consacrer à son métier de psychologue.


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MessagePosté: Jeu Fév 04, 2016 3:46 pm 
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Comment est ce que vous vous procurez ce genre de film ? Par torrent ?


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