C'est mon jour de bonté, je traduis les deux premiers paragraphes, en espérant qu'à plusieurs on en viendra à bout:
Avant de partir en croisière côtière en Norvège, ces deux Français ont acheté un guide de voyage sur internet. Il n'y figurait rien sur Leirvik ou Stord.
Et pourtant, quand le journaliste Bertrand Beaujean écrira dans "Moteur Boat magazine" (???) (n°1 en France) son reportage sur le voyage effectué entre les îlots, les récifs et les bras de fjords dans le Rogaland et l'Hordaland, Leirvik aura une digne mention.
Tout à fait d'accord avec Skygge pour sa mise au point. Si ce n'est que Fenris n'a pas du tout, dit-il lui-même, l'accent marseillais.
Au début je regardais le nynorsk d'un mauvais oeil, parce que ça faisait encore quelque chose de plus à apprendre (mentalité d'écolier moyen

, qui doit expliquer beaucoup d'allergies au nynorsk dans la jeunesse d'aujourd'hui). Mais j'ai appris à l'apprécier, et j'essaie d'apprendre aussi à l'écrire sur les forums (aux posts en nynorsk, j'essaie de répondre en nynorsk). Ce qui rend la chose difficile, c'est que les réformes qui avaient pour objectif le samnorsk (un compromis des deux) ont introduit en bokmål et en nynorsk de larges tolérances de formes appartenant à l'autre version du norvégien. C'est-à-dire que sans sortir du "grammaticalement correct", on peut employer un nynorsk très proche du bokmål, et vice-versa, ce qui fait d'ailleurs qu'on est mal vu des puristes de l'un et l'autre bord.
Quand on est étranger, c'est franchement pas facile de se retrouver dans ce maquis; heureusement, cette qualité d'étranger (non, excusez-moi, ce défaut) rend les interlocuteurs et correspondants relativement indulgents (reste que sur un forum, les gens mettent parfois du temps à comprendre que vous n'êtes pas norvégien...).