Ça fait un bout que je voulais intervenir mais j'osais pas.
Je le fais en tant que candidat potentiel à l'immigration et non pas comme quelqu'un qui aurait de l'expérience en Norvège (d'où mes hésitations).
Je voulais simplement dire que j'avais apprécié ce qu'a dit Miloute dans l'autre topic:
Miloute a écrit :Je crois qu'avant tout, il faut arriver humble, prendre ce qu'on te donne et apprendre la langue au plus vite.
et qui rejoint les propos de Cédric ici même:
cedrick a écrit :c'est sûr que de trouver le boulot de ses rêves c'est pas simple du tout en Norvège. (...)
si vous vous voulez vraiment du taf, allez par exemple bosser en crèche!
ils recherchent toujours du monde, y'a plein d'offres d'emploi.
et là y'a vraiment pas besoin d'être un expert en norvégien...
(...)
un dernier truc, la chance faut pas attendre qu'elle nous tombe sur le coin de la gueule, il faut la provoquer!
Il me semble que c'est beaucoup demander que de venir en immigrant sans subir la moindre "dévaluation sociale". On n'est pas chez soi tout de suite en débarquant dans un autre pays. D'où le souci de faire de l'apprentissage de la langue une priorité et d'accepter de travailler au moins dans un premier temps en-deçà de ce qu'on pouvait exiger dans son propre pays: "arriver humble".
En fait tout dépend de ce qu'on veut. Si ce qu'on veut, c'est vraiment la Norvège, alors on est prêt à travailler en crêche au début et à mettre sa carrière idéale en péril.
Si ce qu'on veut, c'est poursuivre sa carrière au mieux, alors là effectivement il faut soit un grand coup de chance, un réseau tout fait avant d'arriver, soit rester chez soi...
Les deux alternatives sont légitimes et je ne critique personne. Mais vouloir tout sans rien perdre explique peut-être que pour certains le rêve tourne en cauchemar.
C'est d'ailleurs sans doute plus facile à concevoir pour moi qui n'ai pas de diplôme (sauf le bac) que pour quelqu'un qui a fait une longue formation et désire bien évidemment un travail qui y corresponde.
Tu vois Lexa (Axel ?) j'ai moi aussi travaillé comme électricien. J'ai été pris d'abord pour "dégriller" une petite centrale hydroélectrique, c'est à dire enlever les feuilles mortes qui se collent sur les grilles que traverse l'eau avant d'aller dans les turbines, et autres petits travaux pour lesquels c'est même pas nécessaire de savoir lire et écrire. Et j'ai fini après trois ans en travaillant dans la conception / réalisation / maintenance des automatismes (c'était une centrale privée assez complexe où la régulation du courant était faite sur place, sans couplage nécessaire sur le réseau EDF). Si je n'avais pas accepté de travailler d'abord comme le dernier des manoeuvres je n'aurais jamais pu briguer un poste pour lequel on demande habituellement un diplôme d'ingénieur

. J'avais juste mon bac scientifique en poche et une grande curiosité pour apprendre.
Le jour où je pars en Norvège je n'hésiterais pas à commencer par repeindre des barrières d'aéroport, racler du fumier dans une ferme ou travailler comme docker dans un port. Parce que j'aurais choisi la Norvège avant tout le reste.