ça va, j'accepte le fait d'être un gros tas maintenant.
J'accepte aussi le fait d'être brune et de pas pouvoir marcher avec des talons sur du verglas (et de pas pouvoir marcher avec des talons tout court en fait) et aussi pas arriver à sortir sans collants en à -10 degrés.
C'est dur l'intégration en fait.
Olrun a écrit :C'est vrai que dans l'accent d'Oslo j'trouve qu'il y a un peu trop de "ch" du coup, ça donne des phrases qui sont vites très difficiles à déchiffrer... Genre, mon tandem d'Oslo me demandait un truc par rapport à "ch'r'ch'ten din" J'étais là... euuhh saktere? Jusqu'à ce que je comprenne qu'elle disait en fait "kjæresten din"
En fait au moins l'accent de Bergen ils prononcent tout. Ce qui est quand même plus facile à comprendre...
Mais ne rien comprendre... Et bé, ça doit être sacrément perturbant. =\
CHIACHEN DIN
Oui, je trouve qu'il y a beaucoup de chuintements (encore, le chuintement, je trouve ça mignon, ça rend juste tout complètement incompréhensible pour un francophone mais bon), surtout chez les jeunes. Et aussi, plein de lettres qui disparaissent. Une fois une fille m'a dit "poleura" je l'ai regardé genre hva quoi what "vi sees poleura" quoi hein... AH
PÅ LØRDAG.
J'ai aussi mis du temps à comprendre que "bikelunnen" c'était "birkelunden" en fait. Je suis un peu handicapée des oreilles. C'est logique pour le d mais j'ai mis du temps à comprendre.
Oui, et je trouve que les gens de bergen parlent plus calmement, je comprends beaucoup mieux.
Quand je suis arrivée à Oslo, j'avais déjà fait du norvégien à la fac (bon, en "langue nouvelle" en option FLE à Lille 3, ça vaut ce que ça vaut hein, j'dis pas) et pourtant, je comprenais rien, mais vraiment rien, c'était horrible, je me sentais malade et minuscule.
J'ai bien mis un mois à arriver à les comprendre. La seule personne que je comprenais c'était le mari de la tante qui venait de Bergen.
Les grands parents à Molde, j'arrivais à parler avec eux, aussi.